Le salon du livre 2012

19 03 2012

J’arpente le salon du livre depuis 2 jours, à la recherche d’auteurs pour l’émission Etincelles que j’anime sur Radio Enghien.

Curieusement, ce ne sont pas les plus spirituels qui sont les plus avenants. J’aurais aussi pensé que les plus en vue seraient vaniteux, mais je n’ai trouvé que de la simplicité, de la joie de vivre, de l’écoute, de la gentillesse et surtout un réel talent !!!

Le premier jour, j’ai croisé un Chamane, dont je tairais le nom, qui s’est fait interviewer par une web TV . La journaliste, une Cruella excitée et folle de pouvoir a court-circuité mon tour, juste après qu’une célibataire endurcie, mais très jolie aussi, m’ait fait le même coup deux minutes auparavant. Deux femmes affamées sur le même bonhomme qui n’avait, en plus, pas la tête à cela. Elles auraient pourtant du s’en apercevoir. C’est comme la carcasse du poulet quand il est désossé, il n’en reste plus rien à grignoter.

Je suis repassée le lendemain pour lui proposer de passer dans l’émission et là, il me fait sa grande diva. Il m’explique qu’il a donné deux ans de sa vie pour écrire « cette petite chose » qu’est son bouquin. A partir de maintenant, il ne donnera plus aucune interview à personne. Quand je lui fais remarquer qu’il en a donné une la veille, il acquiesce, vaguement agacé.

Je regarde cet auteur, qui pourrait être le frère de Jésus et de Georges Clooney, avec sa petite barbe de 3 jours légèrement grisonnante, sa sveltesse décontractée, son air spirituel de « je médite sans arrêt » et je lui pose simplement la question : que faites-vous le reste du temps ? Puisqu’il me disait qu’il était très occupé par ailleurs.

Là, il me regarde droit dans les yeux, avec une mimique de « vous êtes stupide mais je vais quand même vous expliquer. Je suis provoc mais je me fiche de ce que vous pensez et je me lâche » :

« Je tape sur des tambours toute la journée et j’invoque les Esprits ». Là je me dis, il est marrant ce type. Pour une fois il dit la vérité. Il me dit que cela fait 3 ans qu’il fait le salon du livre et qu’il déteste cela. C’est tellement ……… (snob ?) bref, il se demande ce qu’il fait là. Dommage, il s’est passé les nerfs sur moi et je ne l’ai pas trouvé professionnel.

Pour moi, un auteur est ravi d’aller à la rencontre de ses lecteurs et de découvrir la richesse des relations humaines. C’est génial !

Imaginez, vous avez écris un livre qui vous a aspiré une bonne parti de votre temps, de votre expérience et de votre cervelle ;  vous avez réussi à vous faire publier et d’un seul coup vous boudez en faisant la diva ???

Qu’à cela ne tienne, je me rabats sur l’éditeur qui m’a l’air intéressant. Il propose des livres engagés dans la spiritualité, la Vie avec des vraies connaissances, une profondeur de point de vue. Il baguenaude, mondanise et m’agace. Je lui pose une ou deux question sur le sens et l’origine de sa démarche. Il me jette alors un regard soupçonneux et d’une pirouette s’en sort en se jetant sur une de ses connaissances, ne me délivrant qu’à contrecœur sa carte de visite.

J’avance au fil des stands. Je regarde les auteurs assis, à côté de leur pile de livres. Parfois ils sont souriant, parfois très occupés, parfois inoccupés mais en meute, passant le temps. Ceux qui sont seuls attendent et vous regardent passer. Il y a cette invitation implicite à vous approcher et à prendre le livre en main. Puis, un sourire lorsqu’ils comprennent que vous n’êtes pas venu pour eux. L’espoir, puis la déception passée, ils se remettent à regarder dans le vide, avec fatalité.

Je n’ai pas suffisamment de culture littéraire pour approfondir et aller vers les auteurs. Ma culture est nourrie de livres spirituels, voire philosophiques. Je suis moins sensible aux effets de mode, je veux du vrai, de l’essentiel, de l’humain, de la vibration, de l’énergie. Je ne demande qu’à découvrir, qu’à mettre en valeur. Je constate que j’ai vraiment besoin d’une bonne remise à niveau.

Je me fie alors à mon ressenti, à ce que je perçois des auteurs, à ce qu’ils dégagent et à la force qu’ils émanent. Je suis assez déçue le premier jour. Je finis par me demander ce que je fais là et si j’ai eu raison de venir.

Je finis par passer devant la pile de livres de Charles Beigbeder. Tiens, ce nom là me dit quelque chose. J’ai vu récemment « L’amour dure 3 ans », réalisé par son frère et j’ai trouvé le film assez sympa. Je ne m’arrête pas. Moi et la jet set, très peu pour moi. J’ai déjà le dos tourné et j’entends les nombreux crépitements des flashs photographiques. Charles Beigbeder reste imperturbable et avenant. Alors je me dis que je devrais peut-être me renseigner sur ce qu’il fait et je surmonte ma timidité (elle me rattrape de temps en temps).

Je lui demande sans ambages qui il est et pourquoi tous ces photographes se sont jetés sur lui. Charles Beigbeder me répond avec gentillesse, joie de vivre et simplicité qu’il est le frère de Frédéric. Il ne se vante même pas. Je regarde avec attention sa pile de livre : « Puisque c’est impossible, faisons-le. 10 idées simples pour réformer une France pas si compliquée ».

Je lui demande quelle est l’authenticité de son engagement et il me parle de son implication politique. Il m’explique qu’il brigue la Mairie du XIIème arrondissement de Paris. Il m’a l’air convaincant. A aucun moment il ne s’offusque de mes questions. Il est accessible, il est simple.

Finalement, je lui parle de mon émission Etincelles et il a l’air intéressé. Même l’horaire n’a pas l’air de le rebuter. On est loin de la grande diva de tout à l’heure. Il va même jusqu’à me proposer les sujets (Economie ? le Grand Paris ?) et un challenger (le Maire sortant ?).

Il ne nous reste plus qu’à échanger nos Email. J’ai une brochure de Radio  Enghien, avec ma carte de médium agrafée dessus. Là non plus, il ne s’offusque pas. Un bon point pour lui, même s’il n’en pense pas moins, il ne le montre pas. Quelle diplomatie ! Mon préjugé est tombé à l’eau.  Je n’ai plus qu’à obtenir l’accord de la Directrice d’Antenne pour préparer l’émission.

Au fil des piles de livres et des stands, j’arrive sur le stand de la maison d’édition TDO. IL y a deux trublions à la faconde catalane. C’est des Pays. Je suis du Sud, de Montpellier, ils sont de Perpignan. Je reconnais le style vivant, dynamique et coloré. Gérard Raynal, un des auteurs, raconte le début de son parcours, avec son authenticité d’homme qui a du vécu et la sagesse qui l’accompagne. Non pas qu’il soit un sage. Il m’a plutôt l’air d’être un bon vivant, mais un homme qui a tiré les leçons de ses expériences. Il a écrit multitude de romans de pays. Je n’ai pas eu le temps de discuter avec Roger Blandignères, magnétiseur et auteur du roman « les Cerisiers maudits ». Voilà d’excellents intervenants pour l’émission. A creuser. J’irais les voir quand je descendrai à Montpellier.

Deuxième jour de ma quête littéraire. Je file directement au stand des éditions XO. Elizabeth Teissier et son mari Gérard Hynek dédicacent leur ouvrage « 2012/2016, cinq années qui vont changer le monde ». Je l’ai entièrement dévoré dès sa sortie. Ils ont tout résumé, aussi bien  les traditions que la climatologie, les menaces par pays et abordé les ouvertures possibles. Ce livre est excellent pour  la réflexion de fond. Les auteurs n’ont peut-être pas le prix Goncourt ou Médicis, mais les infos sont données sur des bases fiables. Voilà une excellente carte routière pour la suite.

Certains éléments sont à envisager avec attention. Quand aux prédictions par signes, il faut toujours relativiser car il faudrait regarder plutôt du côté de l’Ascendant et non du signe, ce serait plus juste pour les maisons (ou domaines de vie). C’est toute la différence entre le prêt à porter et le sur mesure !!!

J’attends mon tour, c’est bientôt à moi de passer mais une flopée de photographe m’entourent, attendant fébrilement d’immortaliser sa dédicace. On sympathise, forcément, je suis au sein de la meute rigolarde. Lorsqu’ils apprennent que je suis médium, c’est l’explosion de questions. Je suis cancer, qu’est ce qui m’attend ? et moi je suis lion et moi balance ascendant balance et moi et moi ???. Vous avez une carte ? un photographe s’accoude sur mon épaule. Je les aurais crus athées et cartésiens, il n’en est rien.

Je suis en famille, c’est bizarre comme impression. Un avant goût d’une célébrité qui ne m’est pas destinée. C’est incroyable l’énergie qu’ils dégagent. Chacun veut passer devant l’autre et tous sont copains. On dirait des gamins qui attendent l’ouverture des portes de la cantine. Puis d’un seul coup, ils s’évanouissent dans la nature. Laissant la température retomber dans le vide.

Elizabeth Teissier est partante pour faire l’émission, même à partir de minuit. Quelle femme ! Elle est rayonnante, un peu à la manière d’une reine. Port de tête altier, éclat profond de l’émeraude, mystère et chaleur. Je serais honorée de la recevoir dans l’émission.

Après mon petit bain de star et de paparazzi, je me remets de mes émotions et scrute, toujours à l’affut de l’auteur qui me fera vibrer. Tiens il y a moins de queue qu’hier pour le prix, lequel déjà ? L’auteur se plie à la tâche. Je crois même qu’il est en apnée. Il en regretterait presque son prix mais n’a pas le temps de s’en apercevoir. Il a l’air de faire une course d’endurance, la plume crispée sur ses dédicaces, les cernes bleues sous ses yeux, comme le bandeau de son ouvrage.

De ci et de là, je croise des caméramans, des preneurs de sons, des photographes trépidants, par petits groupes de trois, le plus souvent. Hier, un photographe a interrompu ma conversation avec Charles Beigbeder pour lui faire dédicacer la photo qu’il avait sorti sur papier glacé et collé sur une belle page blanche. Tandis que Charles Beigbeder s’exécute, je demande au photographe s’il a fait un portrait en double pour lui. Il essaye d’éluder la question et commence à se tortiller dans ses chaussures. C’est fort drôle. Je rajoute que ce n’est pas tout à fait juste. Charles Beigbeder temporise en disant que ce n’est pas grave. Rien n’est grave mais je suis sûre que le photographe va mettre la photo dédicacée en vente et Charles Beigbeder n’aura pas de portrait de lui, pourtant c’est lui qui a posé.

Alors que je me demande si je vais partir, j’avise Patrick de Carolis qui discute tranquillement avec un ami. Je me mets dans la petite file d’attente. J’apprécie son travail et la lumière qui se dégage du personnage. Il y a un positionnement humain de fond très fort. J’investis dans son ouvrage co écrit avec Bérengère Dautun « l’enfance est un refuge pour temps d’orage ». Le DVD de la pièce est inclus dans le livre.

J’en profite pour inviter Patrick de Carolis dans l’émission Etincelles. J’ose ! J’en ai les oreilles cramoisies. Je m’entends même lui dire qu’il est un aventurier. Ca y est, je suis devenue folle !!! Puisque j’y suis, je lui dis même que je vais recevoir Christophe Marie, le porte parole de la fondation Brigitte Bardot mercredi prochain. Je n’ai plus de brochure de la radio, juste ma carte professionnelle et ma carte de visite qui n’a rien à voir. Je pense qu’il tique un peu mais il reste engageant. Patrick de Carolis me promet d’écouter un bout d’émission. Je remercie paye mon livre et gaffe auprès du propriétaire des éditions du Rocher à qui de demande sa fonction. Je suis merveilleusement inculte mais tant pis, c’est en posant des questions qu’on avance. Cela ne m’empêche pas de faire mon travail à fond. Une remise à niveau s’impose vraiment.

Allez, c’est finalement beaucoup d’émotions pour mon petit cœur aujourd’hui. Je finis en beauté avec Natacha Calestrémé qui dédicace son roman « Le testament des Abeilles » sur le stand Albin Michel.  Nous nous connaissons depuis de longues années mais nous ne sous sommes retrouvée que depuis l’année dernière. Nous avons travaillé ensemble pour France-Soir, dans la régie Publiprint. C’était des années plus insouciantes. Des parties de fou-rires collectifs et des grands moments de stress.

Son mari, Stéphane Allix était là. Il a créé l’Inrèes. Natacha et lui ont coécrit et produit la série « Enquêtes Extraordinaires » diffusée sur M6. J’ai beaucoup d’affection pour Natacha. Voilà une personne authentique et engagée. Elle est journaliste environnementale.

Enfin, je suis partie avec l’ouvrage de Stéphane Marie sous le bras. Vous le connaissez, c’est le jardinier de « Silence ça pousse » sur France3. J’aimerai bien l’inviter sur Etincelles. J’aimerai aussi recevoir Richard Bohringer, j’attends que son attachée de presse lui en parle.  Je repars enthousiaste, avec de jolis projets d’émissions à venir.

Est-ce le livre qui crée l’auteur et l’insère dans la société ou est-ce l’auteur qui crée son livre pour les lecteurs ? Est-ce que la notoriété est basée sur le talent ? Il y a de grandes chances pour que ce soit le cas.  C’est aussi pour cela qu’Etincelles existe, pour que chaque personne brille de tout son véritable  éclat.

Merci d’avoir laissé glisser l’éclat de vos prunelles sur mon billet d’humeur !





Le fou rire de la rentrée

1 09 2011

Voilà, c’est la rentrée. Tout le monde est de retour. Tout est redevenu comme d’habitude : les files d’attentes, les embouteillages, le train train qui reprend son cours. Rien de très réjouissant. Le soleil s’en mêle et il fait beau et chaud aujourd’hui. Je n’ai qu’un envie, c’est de me balader dehors.

Mes clients sont là, en avance (pour ceux qui veulent savoir) et en retard (pour ceux qui sont pris de cours par les embouteillages). Bref, un vrai bonheur. Je suis obligée de rester au cabinet, concentrée toute la journée à jongler avec mon emploi du temps. Pour moi aussi c’est une vraie rentrée.

Ma cliente arrive en retard et  reporte son rendez-vous après la suivante. Je m’étais réservé un temps de pause pour gérer mon administratif, mais tant pis. Elle arrive épuisée, énervée. Elle dirige une grosse société et s’était mise à travailler au café du coin en attendant sa consultation.

Elle me confie qu’elle n’arrive pas à changer la messagerie vocale de son iphone. Elle ne veut pas que son nom apparaisse pour raisons professionnelles. Obligeamment, je me propose de lui enregistrer une annonce neutre. Ma voix passe bien en radio.

Elle me tend son iphone. Je lui explique comment procéder pour enregistrer un nouveau message vocal et je me lance. Le début est très bien mais je bafouille au premier virage. Elle pouffe de rire, moi aussi. Puis elle et se retourne pour que je garde mon sérieux et que je recommence.

A nouveau, j’enregistre un gentil message d’accueil, tout à fait impersonnel et positif, façon aéroport. Je valide. Le logiciel mouline et je remets sur la page d’accueil de l’iphone. Puis je prends le mien et je l’appelle. A nouveau, son ancien message retentit avec son nom. Elle maugrée en me disant qu’elle ne comprend pas cet appareil.

Alors, d’un geste décidé, je me relance sur un nouvel enregistrement. Cette fois, mon ton est plus martial et sans appel. Je martèle les chiffres du numéro de ma cliente et j’enchaîne avec légèreté sur “nous vous rappellerons dès que nous aurons pris connaissance de votre appel” etc, etc …

Ensuite, je valide. Un message vert de confirmation apparaît. Je fais un nouveau test en appelant ma cliente. Et là, on écoute mon message, avec attention. La voix passe super bien, avec beaucoup d’assurance. J’enchaîne les chiffres avec fermeté. L’intonation est sans appel et qu’on n’y revienne pas deux fois.

Et là, on éclate de rire à presque se rouler par terre. Dans ma précipitation, j’ai tout simplement oubliée d’annoncer les deux derniers chiffres. Je n’en cite que huit au lieu de dix mais avec une assurance phénoménale. On est écroulé de rire. La tension lâche et on a chacune huit ans dans la cour de récré. Ah ma fois, que c’est bon de rire pour rien. On a bien mis encore un quart d’heure avant de rentrer dans le vif de la consultation, tellement on était bidonnée.

On s’imaginait déjà la tête de ses clients à l’écoute de cette annonce. Je lui ai proposé de refaire l’annonce mais elle a absolument tenu à la garder. Je lui ai dit que ce n’était pas forcément une bonne vitrine mais elle m’a assurée qu’elle allait la garder pendant un mois. De toute façon, ce ne serait pas pire pour son chiffre d’affaire.

Alors je lui ai dis que je ferai écouter mon annonce à des amis le soir-même et qu’elle ne décroche pas si elle voyait mon nom. J’imagine qu’elle a du glousser lorsqu’elle a entendu mon appel.

Ce soir, elle m’a envoyée un petit SMS : “Bonsoir, je vous confirme, j’ai déjà des retours sur le message. Rires ! Bien à vous.”

J’adore mon métier. Il n’est pas du tout conventionnel et parfois il y a de l’animation, surtout quand je déborde sur les côtés.





Solstice d’été à la Cathédrale de Chartres

23 06 2011

J’aimerais partager avec vous une expérience inouïe qui nous est arrivé le jour du solstice d’été à Chartres, cette année.  Dix jours auparavant, je ne savais même pas que j’irais là-bas.

Lors d’un dîner, la tante d’un ami nous dit qu’elle avait fait l’expérience du labyrinthe dans la cathédrale de Chartres, il y a quelques années. Elle y avait vécu une expérience inoubliable. Après une série de rebondissements et de retards, elle s’était trouvé au niveau du labyrinthe correspondant à son âge (puisqu’il symbolise la vie de la naissance à la mort), pile au moment où le soleil a traversé le vitrail et envoyé son fameux rayon vert. A ce moment, elle a ressenti une forte pression dans sa tête et elle a mis trois jours pour récupérer, se lavant ainsi des soucis qu’elle traversait à l’époque.

Elle était tellement enthousiaste, que nous avons décidé d’y aller, avec Luka, un ami animateur radio.

Le jour dit, une série de rebondissements et de retards nous fait arriver dans la cathédrale de Chartres vers 16h30 au lieu de 14h. Elle était en travaux. Le soleil était largement voilé par les nuages et n’éclairait pas vraiment les magnifiques vitraux. Malgré les échafaudages et le bruit, nous avons été saisis par la force magnifique de ce lieu.

En bons touristes, nous ne savions pas où se trouvait le labyrinthe. Nous commençons à regarder partout et nous ne voyons rien. Nous passons devant la Vierge Noire, impressionné par sa majesté et l’énergie qu’elle dégage. Nous sommes allés derrière la nef et rien. Nous sommes revenus sur nos pas, cherchant au sol ce fameux labyrinthe, et là, toujours rien.

les bans sont posés sur le labyrinthe au solstice d'été

les bans sont posés sur le labyrinthe au solstice d'été

Finalement en s’avançant, nous nous apercevons qu’il y a bien une allée centrale devant l’autel

mais que curieusement, les bans sont posés en plein milieu, de manière incongrue. Finalement, nous nous rendons compte qu’ils sont placés pile sur le labyrinthe, empêchant tout le monde de l’emprunter.

Juste au milieu de ces bans, se trouve un groupe de personnes en prières. Je dirais même plus, en méditation. Certains avaient les mains ouvertes, d’autres avaient les yeux fermés et appréciaient l’énergie du lieu. J’ai tout de suite su qu’ils se trouvaient assis sur la rosace centrale du labyrinthe.

Je dis à Luka de me suivre et nous allons nous assoir avec eux. L’énergie était forte, pétillante et vibrante. Je commençais à voir des images de petites bulles d’énergie dorée montant dans l’air comme des bulles de champagne. C’était fort agréable. Puis je vois une forme transparente avec des ailes s’envoler sur un cheval. C’était furtif et assez joli. Cela ressemblait à l’énergie de Saint Michel.

Luka vivait aussi de belles expériences intérieures de son côté. Soudain, une femme qui n’y tenait plus se lève. Sans se donner le mot,

le labyrinthe est recouvert de chaises le 21 juin 2011

le labyrinthe est recouvert de chaises le 21 juin 2011

nous nous levons tous, alors que nous sommes environ une quinzaine et que nous ne connaissons pas. Nous poussons légèrement les bans sur le côté et nous nous serons le plus possible pour que tout le monde puisse se tenir debout dans la rosace. Nous sommes tous heureux d’être là et nous savons tous que chacun est heureux d’être là.

Soudain je lâche une petite phrase qui sera lourde de conséquences pour la suite : finalement, nous sommes tous des rebelles » ; et

l'allée centrale est recouverte de chaises sur le labyrinthe

l'allée centrale est recouverte de chaises sur le labyrinthe

j’entends plusieurs personnes pouffer de rire autour de moi. Deux minutes plus tard, une jeune femme devant moi se tourne vers nous tous et nous dit en hésitant, tout en étant piaffante d’impatience : » est-ce que je peux vous demander quelque chose ? » Et je lui réponds : «allons-y ». Elle nous dit : « cela vous dirait si on poussait les bans pour faire le labyrinthe » et sans réfléchir je dis : « oh oui, je suis venue de loin pour faire le labyrinthe aujourd’hui », soudain les phrases fusent de part et d’autre de tout le groupe : « je suis venue d’Espagne et moi de Milan et moi de New York, allons-y, comment faire, prenez les bans, mettez-le là… » Luka nous regarde, un peu surpris et assez emballé. Il se met à déplacer les bans avec tout le monde.

Nous libérons déjà la moitié du labyrinthe, joyeux comme des gosses qui construisent une cabane.

Soudain, nous voyons un homme furieux nous foncer dessus, nous interdisant de déplacer les bans, tout en les tirant pour les remettre à leur place. Tout le monde le prend à parti, lui demande poliment de dégager l’espace et lui promettant que nous remettrons tout en place lorsque nous aurons terminé notre pèlerinage. Rien n’y fait, la situation s’envenime et l’administrateur de la cathédrale arrive, gesticulant et assez furieux lui aussi. Plusieurs personnes se mettent à négocier le dégagement du labyrinthe.

l'administrateur de la cathédrale de chartres interdit la circulation dans le labyrinthe

l'administrateur de la cathédrale de chartres interdit la circulation dans le labyrinthe

Cet homme nous parle comme si nous étions des délinquants et des simples d’esprit. Il nous dit, je cite : que « la cathédrale est un lieu privé. Comme tout lieu privé, il y a des règles et il faut respecter les règles ».

Effectivement, s’il est bon de suivre les règles, alors pourquoi les changer ? Il me semble que c’est la première année que la circulation sur le labyrinthe est interdite le jour du solstice d’été. Il paraît que le labyrinthe est accessible le 24 juin. Tiens, l’Eglise déplace le jour où l’énergie est puissante à un jour où la force est moindre ? Étrange ! L’obscurantisme religieux reviendrait-il sur le devant de la scène.

N’y tenant plus, je dis tout haut : «l’obscurantisme amène un jour à l’inquisition ». Sur ce l’administrateur s’étouffe de rage et s’emballe. Il part sur un grand débat cartésien, niant la tradition du labyrinthe et la ramenant à une légende urbaine.

Je regarde cet homme d’une quarantaine d’année et je me dis qu’il doit être un très bon administrateur. Si bon même, qu’il pourrait administrer une boîte de couches culotes ou une boîte de sodas. En bref, je me demandais ce qu’un comptable cartésien connait à la véritable spiritualité. Si un homme d’église était venu discuter avec nous, nous aurions eu un débat théologique avec lui et nous aurions parlé au nom de l’amour de Dieu. Là, nous avions en face de nous un pur produit marketing, faisant fi de la tradition et méprisant les gens différents de lui, voire même en bousculant certains.

J’ai retenu que la cathédrale de Chartres est un « lieu privé ». Je croyais que nous sommes tous les bienvenus dans la maison de DIEU et qu’elle est ouverte à tous. La prière ne serait donc accessible qu’à un petit nombre de personnes, admises dans un endroit privé ? Dès lors, je comprends la désaffection des fidèles pour la religion.

Soudain, notre groupe se scinde en deux, ceux qui discutent le bout de gras avec l’administrateur de la Cathédrale, essayant de lui faire entendre raison, et ceux (dont j’étais) qui se regroupaient sur la rosace pour recevoir l’énergie de ce lieu sacré. Au passage, l’administrateur me bouscule aussi et essaie de m’empêcher de me diriger sur la rosace et de m’assoir sur la moitié des bans restant. Alors je regarde Luka et avec un petit sourire, je lui dis : « tu va en parler dans ton émission de radio, cela va être intéressant ? J’en parlerai sur mon blog ».

L’effet a été instantané sur l’administrateur de la cathédrale. Il s’est repris, a modéré son agressivité et a adapté son discours, prenant le temps de discuter. Nous l’avons laissé se débattre avec l’autre moitié du groupe, tous ceux qui venaient des quatre coins de France et du monde entier.

Un homme s’était joint à nous et nous paraissait passionnant, très cultivé sur le symbolisme, la force du lieu et son historique. Notre joie n’a plus connu de bornes lorsqu’il nous a dit qu’au moment du solstice d’été, nous étions tous debout dans la rosace. Il était 17h22 en Temps rectifié. Soit le nombre 17 symbolisant la justice divine et le nombre 22, symbolisant le monde. Nous avons pris une importante charge d’énergie à ce moment là.

 Cet homme était un prêtre nomade, ordonné 5 ans plus tôt par l’Eglise. Il nous a proposé de nous donner une initiation dans la Cathédrale. Nous avons été huit à le suivre dehors sur le parvis. Une neuvième personne s’est rajoutée à notre groupe plus tard. Elle nous a raconté après que depuis le matin, elle avait fait des allusions pour que les gens déplacent les bans, mais elle n’avait pas réussie à les motiver.

Si nous avions eu l’impression d’écrire une page d’histoire et de tourner un film, la demi-heure auparavant, la suite était encore plus magique et a dépassé toutes nos attentes. J’avais dis à Luka, en venant en voiture : « ne t’inquiète pas, tout est approprié. Nous serons dans le labyrinthe au bon moment, avec les bonnes personnes. Tout est juste ». J’étais loin de me douter a quel point c’était vrai.

Nous étions tous soit magnétiseurs, soit médiums, soit Channel, bref, tous au service des autres.

Le prêtre, le père Michel, a sorti un livre avec la parole du Druide et a commencé à nous lire un texte magnifique, tel un message divin. Le vent soufflait en rafales et les nuages laissaient entrevoir un pâle soleil. Nos cheveux étaient le jouet du vent, de même que nos vêtements. Malgré ce, nous écoutions subjugué. Soudain le texte nous parle du soleil et d’un ciel serein. Et là, plus un pet de vent et un rayon de soleil magnifique nous enrobe tous. Nous nous regardons ravis, en rigolant. Le moment était magique.

Puis je demande au Père Michel s’il veut bien nous donner une bénédiction pour nous donner de l’énergie, afin de pouvoir aider les gens qui viennent à nous, car cela a l’air d’être notre point commun. Les temps qui s’en viennent risquent d’être assez troublés. Tout le monde est d’accord. Le Prêtre nous béni, dans la magie de l’instant ensoleillé, balayé par le vent. Nous sommes en état de grâce. Nous nous sommes tous choisi pour être ensemble dans ce groupe.

Ensuite, le Père Michel a commencé notre initiation. Il nous a fait passer sur une pierre à l’entrée de la Cathédrale, afin de demander l’autorisation de rentrer dans ce lieu. Les uns après les autres, nous nous sommes positionnés et avons demandé dans notre cœur l’autorisation d’entrer. Nous avons tous ressenti des choses bizarres. Personnellement, j’étais sur un petit courant chaud d’énergie pétillante qui m’invitait gaiement à entrer.

Au moment où nous sommes entrés, les cloches se sont mises à carillonner.

Dans la cathédrale, le père Michel nous a indiqué deux pierres. La première décharge des blocages, l’autre nous charge d’énergie. Nous avons commencé par celle qui décharge les blocages. Durant la minute où suis passée dessus, je n’ai plus eu une seule pensée parasite. Mon esprit était totalement neutre.

Les vêpres démarraient et les chants religieux ont porté nos âmes tandis que nous suivions le Père Michel à la queue leu leu, tels des petits poussins suivant une poule. Nous étions devenus précieux les uns pour les autres et nous faisions attention à ce que tout le monde se suive. Tranquillement, nous avons suivi 2 fois le même chemin. Je sentais ma tête entourée d’une énergie phénoménale, comme si  j’avais une coiffe imposante. En même temps, j’avais l’impression d’être plus grande et d’avoir le dessus de la tête qui palpitait. Au 3ème passage, le Père Michel nous annonce avec un sourire que maintenant, nous allons recevoir des cadeaux énergétiques et qu’il faut ouvrir ses mains pour les recevoir.  J’avais l’impression de nager dans des algues, tellement l’énergie était dense.

Les vêpres étaient maintenant terminées. Les prêtres qui avaient assisté impuissant à notre marche silencieuse dans la cathédrale, ont donné l’ordre au gardien de fermer la cathédrale plus tôt, exceptionnellement. J’ai juste eu le temps d’allumer une bougie et je n’ai même pas eu le temps de faire une prière qu’il fallait déjà sortir. J’ai rarement vu autant de précipitation pour faire partir les fidèles, sauf dans le conte des 3 messes basses d’Alphonse Daudet.

Je me dis qu’il y a une peur de la différence dans un lieu où je m’attendais à trouver de la tolérance. Quelle est devenue la vraie fonction de l’Eglise de nos jours ? Est-elle devenue un simple pouvoir politique ? Ou financier ? Un organisme privé ? Est-ce la peur des sectes ? Mais nous ne nous connaissions pas le matin même et nous venions d’horizons différents. Est-ce la peur des gens qui surfent sur 2012 ? Mais je n’en fait pas partie. Qu’est-ce qui a pu déclencher une animosité pareille envers de simples fidèles ?

de g à d Catherine, Monique, Angelique et Chantal

de g à d Catherine, Monique, Angelique et Chantal

de g à d Olivvier, Luka, le Père Michel

de g à d Olivier, Luka, le Père Michel

Nous avons tous reçu notre initiation et nous étions dans un état magique de grâce et de béatitude. Nous ne pouvions en rester là.

En sortant de la cathédrale, c’était la fête de la musique. Nous sommes passé devant un café où un groupe chantait les paroles «  Il est libre Max, y en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler ».

Nous avons tous chanté en cœur et en riant, en nous disant que c’était un signe. Nous sommes tous des gens libres.

Chantal et Olivier sont tous deux magnétiseurs

Chantal et Olivier sont tous deux magnétiseurs

Nous n’avions pas envie de nous séparer si tôt. Nous avons dîné dans un restaurant où un groupe de gospel chantait un alléluia. Là aussi c’était un signe. Le Prêtre y a retrouvé une amie de sa mère.

Puis il nous a relu un message de la parole du Druide et a béni le repas. Nous avons appris à nous connaître et nous avons tous échangé nos coordonnées. Nous avons trinqué à nos retrouvailles, sous-entendu, de vies antérieures.

En repartant en voiture avec Luka, nous avons enfin vu un soleil magnifique dont le couchant éclairait le ciel de somptueuses couleurs roses et oranges, d’un éclat magique. Luka le regardait en me disant qu’il allait graver ce moment hors du temps dans sa mémoire. Nous sommes rentrés sur Paris et l’apothéose de cette journée magnifique a été le scintillement de la Tour Eiffel sur les quais de seine.

C’était une journée magique, porteuse d’une énergie d’amour magnifique et intense.  Elle restera à jamais gravée dans mon cœur.

Post scriptum : je vous invite à lire le droit de réponse de l’administrateur de la Cathédrale de Chartres, ci-dessous et je vous laisse vous faire votre propre opinion. Merci d’avoir pris la peine de lire mon article.

Angelique

www.angelique.fr





La constellation du Serpentaire, éclaircissements

4 02 2011

https://angeliquevoyance.wordpress.com Non, le serpentaire ou « secrétaire des serpents », n’est pas uniquement un rapace des savanes africaines, ainsi nommé pour son goût des serpents.

D’ailleurs, au passage, il se nourrit essentiellement d’insectes et de petits lézards.

Nonhttps://angeliquevoyance.wordpress.com, le serpentaire serait la 13ème constellation du zodiaque, d’après le   scientifique Parke Kunkle du Minesotta Planetarium Society, selon une donnée récente.

Tout le monde se demande à quoi correspond le serpentaire. Les réponses sont mélangées et confuses. Sur internet, chacun répond, parfois très justement, mais uniquement selon un angle précis.  Voici un panorama global qui vous permettra de vous faire votre idée personnelle sur la question.

Pour calmer le débat entre ceux qui sont pour Le Serpentairel’astronomie et contre l’astrologie, il n’y en n’a pas, à mon sens. Il n’y a pas d’autre clivage entre l’astronomie et l’astrologie que celui de la querelle des anciens et des modernes. Personne n’a la réponse exacte. Pourtant, à l’époque des rois, ces deux disciplines étaient étroitement liées, mais continuons plus avant :

Le Serpentaire et la Précession des Equinoxes

Que se passe t-il avec la constellation du serpentaire ?

La redécouverte scientifique des 13 constellations zodiacales rappelle une donnée essentielle : « la précession des équinoxes », que connaissent tous les vrais astrologues, contrairement à ce que pensent les détracteurs de l’astrologie.

Le Serpentaire ou OphiuchusD’après l’astronome grec Hipparque de Nicée, vers 130 avant JC, la     position apparente du Soleil par rapport aux étoiles bouge de 2 degrés, lentement et à l’envers, le long de l’écliptique, sur une période d’environ 26 000 ans (plus précisément de 50″2877 par an, soit d’après l’encyclopédie d’Erich Weistein une révolution en ≈ 25 770 ans).

Cette durée se rapproche curieusement de la durée du cycle long de Milankovitch, qui est un cycle climatique (voir explication en fin d’article).

Cette durée se rapproche aussi du compte long, l’un des cycles calculé par le calendrier Maya.https://angeliquevoyance.wordpress.com

Il est étrange que cette redécouverte de la constellation du serpentaire se fasse presque à la fin d’un cycle Maya d’environ  5125 ans, proche de 2012, date récupérée par les amateurs de science-fiction et d’ésotérisme.

Pour établir un thème astrologique, il faut donc tenir compte de la précession des équinoxes pour la justesse de l’interprétation. L’observation de ces cycles était déjà prises en compte par les babyloniens, les égyptiens et Ptolémé.

Ptolémé, le Serpentaire et Copernic                                              https://angeliquevoyance.wordpress.com

Ptolémé (vers 100 après JC) est l’auteur de plusieurs traités scientifiques dont l’Almalgeste, qui a influencé les sciences islamiques et européennes, en proposant une théorie géométrique pour décrire les mouvements des planètes. Il est aussi l’un des précurseurs de la géographie.

Dans l’Almalgeste, Ptolémée utilise le modèle géocentrique d’Hipparque (la terre au centre de l’univers).

Ce système de calcul planétaire a été accepté et utilisé pendant plus de mille trois cents ans, quoique de manière discontinue. En Europe occidentale, en effet, il tombe dans l’oubli au début du Moyen Âge, avant d’être redécouvert à la fin de cette période.

Ensuite, Copernic a mis en place sa théorie héliocentrique (le soleil est au centre de l’univers).

https://angeliquevoyance.wordpress.com Le Tétrabible

Ptolémé a écrit le Tétrabible, ouvrage traduit et commenté par Pascal Charvet, édité chez Nil éditions en octobre 2000 sous le titre « Le Livre Unique de l’Astrologie ». Ptolémé applique l’astronomie à l’astrologie pour faire les horoscopes.

Dans ce livre, il présente les différents systèmes de répartition des signes : la répartition des Termes.

Il évoque aussi les différents systèmes de classification : Chaldéen et Egyptien.

La répartition des Termes Egyptien est fondé principalement sur la souveraineté des domiciles (exemple la lune est la planète qui régit lhttps://angeliquevoyance.wordpress.come signe du cancer, elle est donc dans son domicile en cancer, le soleil régit le signe du Lion, c’est donc son domicile etc …), mais elle n’est pas régulière.

La répartition des Termes Chaldéens est fondée sur la maîtrise des   trigones  (nom d’un aspect astrologique qui sépare les planètes d’une distance de 120 degré sur un cercle de 360 degré). Le seul hic, c’est que ces répartitions ne sont pas entièrement logiques.

C’est là qu’intervient le Serpentaire : Il appartient au système de calcul égyptien, or, nous utilisons un système de calcul occidental sidéral.

Il s’agit de deux systèmes qui n’ont pas la même base de calcul et donc qui ne sont pas compatibles. Il  n’est pas logique de mélanger deux systèmes qui n’ont pas la même base.

Enhttps://angeliquevoyance.wordpress.com revanche, il est intéressant de regarder la symbolique du Serpentaire ou Esculape et de s’y référer, afin de mieux comprendre la personnalité profonde de la personne. Il s’agit d’un plus, d’une donnée supplémentaire qui permet d’affiner l’interprétation d’un thème astrologique. De la même manière que l’on peut intégrer l’influence des étoiles fixes dans l’interprétation astrologique, cela n’aura aucune interférence sur le signe de chacun.

https://angeliquevoyance.wordpress.com Joelle de Gravelaine, astrologue et écrivain, aborde la  https://angeliquevoyance.wordpress.comdifférenciation des deux systèmes de calcul, dans son ouvrage « dieux et héros du Zodiaque, quand la mythologie et l’astrologie se rencontrent » éditions Robert Laffont, paru en 2001.

La Solution Astrologique

La solution pour revenir à une bonne interprétation astrologique, en tenant compte de la Précession des Equinoxes, est d’avancer tout simplement le thème de deux degré, voire même deux degré et trente secondes.

J’ai remarqué qu’il y a deux analyses possibles, celle du thème classique et celle du thème avancé (on dit aussi progressé) de deux degrés. La première analyse correspond bien à ce que la personne vit mais la seconde manière de procéder permet de voir comment la personne vit son thème en intégrant son potentiel personnel. C’est très intéressant. Il y a deux manières de vivre son thème, soit en se cognant contre les murs, soit en s’élevant au-dessus et en dépassant les difficultés. A mon sens, les deux analyses sont valables.

Sources

Précession des équinoxes

http://www.astrosurf.com/cieldaunis/astrologie/precession.html

Explication du cycle long de Milankovitch

http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata/LOM-milankovitch-2005-09-27.xml

Cycles du calendrier Maya

http://fr.wikipedia.org/wiki/Calendrier_maya

Ptolémé

http://djakou.e-monsite.com/rubrique-1151858.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ptol%C3%A9m%C3%A9e

http://college.belrem.free.fr/iddmath/session2/ptoleme/ptolemee.htm

L’oiseau serpentaire

http://acoeuretacris.centerblog.net/6582734-les-oiseaux-le-serpentaire

https://angeliquevoyance.wordpress.com





Canon Eos 60D, Nikon D7000 et Fuji Real 3D W3, le futur se vit au présent

11 11 2010

C’est la folie photo en ce moment. Quoi de plus normal puisque le salon de la photo 2010 vient juste de fermer ses portes. En septembre, n’était-ce pas une grande enseigne qui incitait ses clients à participer à un concours de photos au cœur  de la ville. Les gagnants  étaient récompensés par un magnifique tirage estampillé de leur nom. La gloire !!!!

J’aurais bien voulu y participer, mais voilà, je n’avais pas d’appareil digne de ce nom. J’avais bien un petit canon de 2003, tendance à l’époque mais à présent petit, désuet et complètement dépassé.

J’ai alors commencé une recherche de néophyte, sans trop savoir par où commencer. J’ai regardé sur internet, sans comprendre un traitre mot technique. Ensuite, je suis allée voir sur flickr quels étaient les reflex numériques les plus utilisés, ainsi que le rendu des photos.

Je suis allée aussi sur dailymotion  pour voir les créations artistiques faites à partir d’appareils photos. Au passage j’ai sélectionné une vidéo poétique sur New York,  la nuit, qui m’a beaucoup touchée, sur une musique de Ludovico Einaudi

Reflection New York – Mood Collection

J’ai aussi repéré une vidéo sur l’automne assez poétique et terriblement française. Voilà qui m’a donné envie d’être plus créative en photo. Je vous laisse juger par vous-même.

Réveil d’Automne par David Deschamp sur une musique de Zéro Project téléchargeable gratuitement et légalement sur le site :

http://www.jamendo.com/fr/album/60457

J’ai découvert que les vendeurs spécialisés, toutes enseignes confondues (Fnac, Saturn, BHV), sont très souvent des mordus de photo. C’est à se demander pourquoi ils sont de simples vendeurs. Je les ai trouvé passionnés, intéressants, discrets, pleins d’humour, s’effaçant devant l’achat du client, écrasé par un système commercial qui les fait vivre. J’ai adoré leurs poser des questions. J’ai adoré leurs réponses.

Bien sur, je suis allée au salon de la photo. J’y ai appréciée la simplicité, la clarté et la gentillesse des explications fournies par les différents intervenants. Malgré mon inexpérience, ils se sont mis à  mon niveau, me donnant envie d’aller plus loin. Je vous encourage vivement à y faire un tour l’année prochaine. Vous ne serez pas déçu. C’est un bon point de départ.

Petit à petit, le mystère technologique a commencé à se dévoiler. Je vous livre ici,  le fruit de mes réflexions de débutante sur les quelques appareils que j’ai essayé, y compris la 3D.

Je vous ai aussi concocté une petite liste de livres ciblés et complets. A voir aussi, des suggestions de cours pour débuter. A vous d’enchainer sur la suite et de me faire part de vos avis. Je n’ai pas encore acheté d’appareil.

En premier lieu, j’ai flashé sur le Canon Eos 550 D. Cet été j’ai vu essentiellement des femmes avec cet appareil pendu autour du cou. Elles le maniaient comme un bijou précieux, mitraillant les avions du 14 juillet ou photographiant les canaux de Strasbourg. Très apprécié des femmes, cet appareil a l’air assez simple à utiliser. Son poids, ses performances font de lui un appareil très couru. En octobre, Canon était en rupture de stock et il y avait des listes d’attente au BHV rue de Rivoli. C’est un peu la coqueluche du moment.

Je l’ai testé en priorité au Salon de la Photo.  J’ai essayé la prise en main et les différentes optiques 18 – 135 et 18- 200 (au fait parler d’optique fait plus sérieux que parler d’objectif).

Le kit avec un 18-55 est un bon début mais insuffisant si vous souhaitez aller plus loin dans les portraits ou les paysages.

Le seul hic est que le 550 D est gourmand en carte mémoire, vu son nombre de pixels. Il permet de faire de la vidéo mais ne remplacera jamais un camescope. Vaut-il mieux un appareil qui fasse simplement des photos, utilisant ainsi  moins de pixels et plus sobre en carte mémoire ?

Dans le cas de l’Eos 550D, il vaut mieux utiliser une carte Sandisk extrême de 32 giga, afin de stocker vos vidéos éventuelles. Le plus important est d’utiliser une classe 6, sinon vous allez ramer. Il faut inclure la vitesse du calcul de la carte pour son efficacité. Et oui, le prix à sa raison d’être.

Si vous faites de la vidéo, pensez à l’autonomie de la batterie. Peut-être est-il préférable d’avoir une batterie de rechange. Cependant, le conseil des pros est d’avoir plusieurs cartes mémoires de 4 ou 8 giga, ce qui permet de mieux gérer vos photos. Lorsque vous avez plus de 600 photos stockées, comment vous rappeler si celle que vous recherchez n’est pas la 499ème ? Si vous avez moins de stock, les photos sont plus facile à gérer en accord avec votre mémoire personnelle …je veux dire vos souvenirs … dans votre cerveau !!! Vu ?

Une amie photographe m’a glissé sa préférence pourl’Eos 60D de Canon.

Elle le trouve plus dynamique. Qu’à cela ne tienne, je l’ai pris en main. Tout d’abord son poids m’a paru nettement plus lourd. Mais quel enchantement lorsque j’ai fait des prises de vue sur le Salon. Plus de réactivité et de souplesse, plus de sensibilité. J’ai eu plus de facilité à prendre des photos instantanées. Comparé à lui, l’Eos 550D m’a donné l’impression d’être un gros appareil rouillé. Son écran a la possibilité de pivoter, facilitant ainsi les prises de vue.

Evidemment ma préférence va à l’optique 18-200 qui laisse entrevoir plus de possibilités. Mais que l’ensemble est lourd à porter, je veux dire, pour une petite femme comme moi. De plus, si l’appareil m’échappe des mains je risque de casser l’écran amovible. Là, je m’en voudrais !

Cette même amie me signale que sa préférence est le D7000 de Nikon qu’elle trouve nettement plus convivial. J’ai tout de suite essayée cet appareil. J’ai l’impression d’avoir un cœur d’artichaut. Là encore je suis séduite par la légèreté de l’appareil. Il est tout aussi sensible

que l’Eos 60D de Canon, mais encore plus réactif et plus souple. Il se fait presque oublier. Son poids est plus agréable. J’ai essayé les optiques 18-105 et 18-200, avec une nette préférence pour le 18-200. La qualité vidéo est performante mais est-ce bien utile pour une débutante ?

J’ai particulièrement apprécié le principe du mode   U1 et U2 qui permet de sauvegarder la personnalisation des paramétrages. Un appareil de cette qualité fait presque tout tout seul. Génial donc pour une débutante. A réfléchir !!!

De fil en aiguille, je me suis dit qu’étant débutante, c’était ridicule de prendre l’appareil dernier cri, tout juste sorti de la veille. Je me suis donc intéressée au D90 Nikon avec une optique 18-135. Il a largement fait ses preuves et son prix d’achat est plus attractif. Seulement j’ai adoré la prise en main du Nikon D7000.

Troublée, j’ai lu un comparatif sur internet, entre l’Eos 60D de Canon et le D7000 de Nikon. Ils sont aussi performant l’un que l’autre. Le seul point noir à mes yeux, c’est que le Nikon aurait des dossiers et des sous-dossiers de paramétrage alors que le Canon aurait des dossiers immédiatement lisibles, sans sous-dossiers.

Pour une débutante c’est cornélien. Que faire ? Prendre un appareil plus lourd mais plus accessible ou prendre un appareil plus léger mais qui demande plus d’expérience. Pourtant le démonstrateur Nikon m’a époustouflée en me montrant la simplicité des menus. Cela avait l’air si simple quand il me l’a montré. Je suis donc dubitative sur l’article d’internet.

Petit commentaire suite à cet article écrit en novembre. j’ai discuté, le 8 février 2011, avec François, un photographe spécialisé people et voici son appréciation : utiliser le Canon 5D, car il est excellent. Il m’a dit qu’il ne faut pas oublier que c’est surtout les optiques (les objectifs) qui font les photos. Les objectifs Canon sont performants et accessibles, contrairement à d’autres optiques. Voilà une information astucieuse. Lorsque vous achetez votre appareil photo, pensez aux achats d’optiques et à l’utilisation que vous en ferez. Enfin, n’oubliez pas que si tout le monde peut utiliser toutes les notes de musique pour chanter, seul un Mozart peut en faire un opéra !!! A vous d’être le Mozart de la photo, Canon ou pas !

Je suis allée  découvrir la 3D sur le stand Fujifilm. Voici mes impressions sur :

le Real 3D W3 Finepix de Fuji

Les Plus: l’appareil est convivial. Le résultat est vraiment surprenant de réalisme. Le développement est numérique et bien sur visible instantanément sur votre ordinateur. Vous obtenez 3 fichiers : un jpeg classique, un fichier anaglyphe (ce qui veut dire bas relief en grec) donc avec un relief que l’on peut observer avec des lunettes spéciales 3D et un fichier en mpo qui est l’extension indiquant que l’image est en 3D. C’est ce dernier fichier que vous pouvez faire directement imprimer uniquement chez le fabriquant via son site web.
Les Moins: Pour faire imprimer vos photos, il vous faut commander l’impression au japon car il n’y a pas encore d’imprimante en Europe et encore moins en France. L’impression est manuelle et prend du temps. Cela prend 20 jours en moyenne plus les frais de port. L’idéal est de se munir d’un trépied, ce qui permet d’assurer une meilleure stabilité de la photo, pour les portraits. Tout cela à un coût.

J’ai adoré la spontanéité qui ressort des photos. Vous sortez littéralement du cadre. Pensez à avancer vos bras ou à poser avec une gestuelle dynamique. L’impression de réalité est très forte. La photo est presque vivante. A quand la photo vidéo façon Harry Potter ?

Petit détail pour les amateurs, j’ai trouvé le meilleur prix sur le site DIGIXO.

Comme promis, voici une petite liste de livres qui me paraissent intéressant sur la photo numérique :

Vous pouvez les trouver à La Photo Librairie, 49 rue de Villiers 75017 Paris. Je précise ses coordonnées car j’y ai trouvé un vendeur de très bon conseil, très simple, adorable et non invasif. C’est une bonne adresse.

- « La photo numérique, 3 en 1 » de Scott Kelby aux éditions Pearson. On y trouve des généralités sur la photo numérique. C’est simple, ludique et pratique. Tout est abordé par thème par exemple, comment photographier un mariage, des portraits, un paysage etc. … Il y a des explications sur les optiques. Après l’avoir lu, je me sens plus sûre de moi.

Je n’ai pas encore lu les suivants mais voici ce qu’il en ressort d’après le conseil des pros :

- « Le guide de la lumière et de l’éclairage en photo numérique » de Michael Freeman aux éditions Pearson. Il est assez complexe et très intéressant. C’est un bon basique.

- « Le guide du noir et blanc pour la photo numérique » même auteur, même maison d’édition, même commentaire.

- « Camera Raw par la pratique » de Gilbert Vloker aux éditions Eyrolles. Les appareils numériques permettent de stocker les photos sous le format Raw, permettant ainsi une plus grande qualité d’images que le jpeg. Il y a des exercices interactifs avec un CD rom pour les utilisateurs de Photoshop et de Photoshop Element. En complément, il vaut mieux avoir la version Photoshop CS4 ou CS5 ou photoshop Element 6 à 9. Cela représente un certain investissement.

Enfin, si vous ne savez pas travailler avec Photoshop, il y a des guides avec CD rom interactifs, progressifs et très accessibles.

Pour finir, voici quelques  suggestions de cours de photo :

www.Je veux être photographe.com  ou encore  www.itinerancesphoto.org . Il me semble que ces deux cours sont complémentaires. Sur leurs stand, l’ambiance avait l’air très sympathique. Voilà de quoi passer un bon moment.

Vos avis sont les bienvenus. Laissez libre cours à votre créativité et amusez-vous !

Angélique Mantione  www.angelique.fr





Les émotions Souterraines

29 03 2010

les heures souterraines

Critique du roman de Delphine de Vigan « Les heures souterraines » éditions JC Lattès

Ce livre aurait pu s’intituler « Les heures sombres » ou « L’usure du temps ». A travers une écriture simple, concise et contemporaine, Delphine de Vigan (prix des libraires 2008) trace le parcours d’un homme et d’une femme à un moment clé de leur vie.

Deux solitudes, deux caractères bien trempés dont la force de la volonté s’use contre la répétition du temps et les blessures qui s’accumulent.

Avec un réalisme serein mais inexorable, ce roman décrit les trajectoires qui s’entrecroisent au milieu d’une violence impalpable et féroce,  comme un puzzle superposé qui se recrée par petites touches.

Se côtoient sans concession le drame du harcèlement moral en entreprise,  le vide de la séparation, le désenchantement  du  manque d’amour, la vie furieuse et grouillante de la ville, aussi bien sur l’asphalte qu’au fond de ses entrailles.

Les âmes sont mises à nu et dépouillées de leurs artifices, jusqu’à se sentir dépassées par ce mouvement dont elles sont en train de se dissocier.

Delphine de Vigan nous invite à aller à l’essentiel. Une plongée dans la partie la plus profonde de nos sentiments, dans un espace ou la force de l’individualité se dispute avec l’envie d’aller  vers les autres. Elle nous incite à plus d’indulgence et de compréhension à travers les rencontres impersonnelles et fortuites dans le tumulte de la ville.

J’ai aimé le clin d’œil au paranormal qui vient s’infiltrer en filigrane au milieu des évènements. La voyante qui indique une date au cours d’un rêve, la carte de visite du marabout, glissée sur le pare-brise de la voiture, la carte du jeu de rôle « le défenseur de l’aube d’argent », les réactions humaines et si compréhensibles qui négocient avec l’invisible.

J’ai aimé la vérité de ces trajets sous la ville avec la description étonnante des règles tacites de comportement et l’univers impitoyable des transports en communs.

J’ai aimé cette intensité des sentiments alors que les gestes sont si normaux dans une réalité qui a l’air terriblement banale.  J’ai aimé la lente confrontation des personnages à la réalité. Cette histoire nous projette dans un univers filmographique tout en finesse et de désespoir où le casting idéal se partagerait entre une Isabelle Huppert poignante en cadre déchue, un Jean Dujardin tyrannique et infâme, un Daniel Auteuil amoureux résigné et une Charlotte Gainsbourg évanescente et inaccessible. A lire absolument. www.angelique.fr








Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.