Solstice d’été à la Cathédrale de Chartres

23 06 2011

J’aimerais partager avec vous une expérience inouïe qui nous est arrivé le jour du solstice d’été à Chartres, cette année.  Dix jours auparavant, je ne savais même pas que j’irais là-bas.

Lors d’un dîner, la tante d’un ami nous dit qu’elle avait fait l’expérience du labyrinthe dans la cathédrale de Chartres, il y a quelques années. Elle y avait vécu une expérience inoubliable. Après une série de rebondissements et de retards, elle s’était trouvé au niveau du labyrinthe correspondant à son âge (puisqu’il symbolise la vie de la naissance à la mort), pile au moment où le soleil a traversé le vitrail et envoyé son fameux rayon vert. A ce moment, elle a ressenti une forte pression dans sa tête et elle a mis trois jours pour récupérer, se lavant ainsi des soucis qu’elle traversait à l’époque.

Elle était tellement enthousiaste, que nous avons décidé d’y aller, avec Luka, un ami animateur radio.

Le jour dit, une série de rebondissements et de retards nous fait arriver dans la cathédrale de Chartres vers 16h30 au lieu de 14h. Elle était en travaux. Le soleil était largement voilé par les nuages et n’éclairait pas vraiment les magnifiques vitraux. Malgré les échafaudages et le bruit, nous avons été saisis par la force magnifique de ce lieu.

En bons touristes, nous ne savions pas où se trouvait le labyrinthe. Nous commençons à regarder partout et nous ne voyons rien. Nous passons devant la Vierge Noire, impressionné par sa majesté et l’énergie qu’elle dégage. Nous sommes allés derrière la nef et rien. Nous sommes revenus sur nos pas, cherchant au sol ce fameux labyrinthe, et là, toujours rien.

les bans sont posés sur le labyrinthe au solstice d'été

les bans sont posés sur le labyrinthe au solstice d'été

Finalement en s’avançant, nous nous apercevons qu’il y a bien une allée centrale devant l’autel

mais que curieusement, les bans sont posés en plein milieu, de manière incongrue. Finalement, nous nous rendons compte qu’ils sont placés pile sur le labyrinthe, empêchant tout le monde de l’emprunter.

Juste au milieu de ces bans, se trouve un groupe de personnes en prières. Je dirais même plus, en méditation. Certains avaient les mains ouvertes, d’autres avaient les yeux fermés et appréciaient l’énergie du lieu. J’ai tout de suite su qu’ils se trouvaient assis sur la rosace centrale du labyrinthe.

Je dis à Luka de me suivre et nous allons nous assoir avec eux. L’énergie était forte, pétillante et vibrante. Je commençais à voir des images de petites bulles d’énergie dorée montant dans l’air comme des bulles de champagne. C’était fort agréable. Puis je vois une forme transparente avec des ailes s’envoler sur un cheval. C’était furtif et assez joli. Cela ressemblait à l’énergie de Saint Michel.

Luka vivait aussi de belles expériences intérieures de son côté. Soudain, une femme qui n’y tenait plus se lève. Sans se donner le mot,

le labyrinthe est recouvert de chaises le 21 juin 2011

le labyrinthe est recouvert de chaises le 21 juin 2011

nous nous levons tous, alors que nous sommes environ une quinzaine et que nous ne connaissons pas. Nous poussons légèrement les bans sur le côté et nous nous serons le plus possible pour que tout le monde puisse se tenir debout dans la rosace. Nous sommes tous heureux d’être là et nous savons tous que chacun est heureux d’être là.

Soudain je lâche une petite phrase qui sera lourde de conséquences pour la suite : finalement, nous sommes tous des rebelles » ; et

l'allée centrale est recouverte de chaises sur le labyrinthe

l'allée centrale est recouverte de chaises sur le labyrinthe

j’entends plusieurs personnes pouffer de rire autour de moi. Deux minutes plus tard, une jeune femme devant moi se tourne vers nous tous et nous dit en hésitant, tout en étant piaffante d’impatience : » est-ce que je peux vous demander quelque chose ? » Et je lui réponds : «allons-y ». Elle nous dit : « cela vous dirait si on poussait les bans pour faire le labyrinthe » et sans réfléchir je dis : « oh oui, je suis venue de loin pour faire le labyrinthe aujourd’hui », soudain les phrases fusent de part et d’autre de tout le groupe : « je suis venue d’Espagne et moi de Milan et moi de New York, allons-y, comment faire, prenez les bans, mettez-le là… » Luka nous regarde, un peu surpris et assez emballé. Il se met à déplacer les bans avec tout le monde.

Nous libérons déjà la moitié du labyrinthe, joyeux comme des gosses qui construisent une cabane.

Soudain, nous voyons un homme furieux nous foncer dessus, nous interdisant de déplacer les bans, tout en les tirant pour les remettre à leur place. Tout le monde le prend à parti, lui demande poliment de dégager l’espace et lui promettant que nous remettrons tout en place lorsque nous aurons terminé notre pèlerinage. Rien n’y fait, la situation s’envenime et l’administrateur de la cathédrale arrive, gesticulant et assez furieux lui aussi. Plusieurs personnes se mettent à négocier le dégagement du labyrinthe.

l'administrateur de la cathédrale de chartres interdit la circulation dans le labyrinthe

l'administrateur de la cathédrale de chartres interdit la circulation dans le labyrinthe

Cet homme nous parle comme si nous étions des délinquants et des simples d’esprit. Il nous dit, je cite : que « la cathédrale est un lieu privé. Comme tout lieu privé, il y a des règles et il faut respecter les règles ».

Effectivement, s’il est bon de suivre les règles, alors pourquoi les changer ? Il me semble que c’est la première année que la circulation sur le labyrinthe est interdite le jour du solstice d’été. Il paraît que le labyrinthe est accessible le 24 juin. Tiens, l’Eglise déplace le jour où l’énergie est puissante à un jour où la force est moindre ? Étrange ! L’obscurantisme religieux reviendrait-il sur le devant de la scène.

N’y tenant plus, je dis tout haut : «l’obscurantisme amène un jour à l’inquisition ». Sur ce l’administrateur s’étouffe de rage et s’emballe. Il part sur un grand débat cartésien, niant la tradition du labyrinthe et la ramenant à une légende urbaine.

Je regarde cet homme d’une quarantaine d’année et je me dis qu’il doit être un très bon administrateur. Si bon même, qu’il pourrait administrer une boîte de couches culotes ou une boîte de sodas. En bref, je me demandais ce qu’un comptable cartésien connait à la véritable spiritualité. Si un homme d’église était venu discuter avec nous, nous aurions eu un débat théologique avec lui et nous aurions parlé au nom de l’amour de Dieu. Là, nous avions en face de nous un pur produit marketing, faisant fi de la tradition et méprisant les gens différents de lui, voire même en bousculant certains.

J’ai retenu que la cathédrale de Chartres est un « lieu privé ». Je croyais que nous sommes tous les bienvenus dans la maison de DIEU et qu’elle est ouverte à tous. La prière ne serait donc accessible qu’à un petit nombre de personnes, admises dans un endroit privé ? Dès lors, je comprends la désaffection des fidèles pour la religion.

Soudain, notre groupe se scinde en deux, ceux qui discutent le bout de gras avec l’administrateur de la Cathédrale, essayant de lui faire entendre raison, et ceux (dont j’étais) qui se regroupaient sur la rosace pour recevoir l’énergie de ce lieu sacré. Au passage, l’administrateur me bouscule aussi et essaie de m’empêcher de me diriger sur la rosace et de m’assoir sur la moitié des bans restant. Alors je regarde Luka et avec un petit sourire, je lui dis : « tu va en parler dans ton émission de radio, cela va être intéressant ? J’en parlerai sur mon blog ».

L’effet a été instantané sur l’administrateur de la cathédrale. Il s’est repris, a modéré son agressivité et a adapté son discours, prenant le temps de discuter. Nous l’avons laissé se débattre avec l’autre moitié du groupe, tous ceux qui venaient des quatre coins de France et du monde entier.

Un homme s’était joint à nous et nous paraissait passionnant, très cultivé sur le symbolisme, la force du lieu et son historique. Notre joie n’a plus connu de bornes lorsqu’il nous a dit qu’au moment du solstice d’été, nous étions tous debout dans la rosace. Il était 17h22 en Temps rectifié. Soit le nombre 17 symbolisant la justice divine et le nombre 22, symbolisant le monde. Nous avons pris une importante charge d’énergie à ce moment là.

 Cet homme était un prêtre nomade, ordonné 5 ans plus tôt par l’Eglise. Il nous a proposé de nous donner une initiation dans la Cathédrale. Nous avons été huit à le suivre dehors sur le parvis. Une neuvième personne s’est rajoutée à notre groupe plus tard. Elle nous a raconté après que depuis le matin, elle avait fait des allusions pour que les gens déplacent les bans, mais elle n’avait pas réussie à les motiver.

Si nous avions eu l’impression d’écrire une page d’histoire et de tourner un film, la demi-heure auparavant, la suite était encore plus magique et a dépassé toutes nos attentes. J’avais dis à Luka, en venant en voiture : « ne t’inquiète pas, tout est approprié. Nous serons dans le labyrinthe au bon moment, avec les bonnes personnes. Tout est juste ». J’étais loin de me douter a quel point c’était vrai.

Nous étions tous soit magnétiseurs, soit médiums, soit Channel, bref, tous au service des autres.

Le prêtre, le père Michel, a sorti un livre avec la parole du Druide et a commencé à nous lire un texte magnifique, tel un message divin. Le vent soufflait en rafales et les nuages laissaient entrevoir un pâle soleil. Nos cheveux étaient le jouet du vent, de même que nos vêtements. Malgré ce, nous écoutions subjugué. Soudain le texte nous parle du soleil et d’un ciel serein. Et là, plus un pet de vent et un rayon de soleil magnifique nous enrobe tous. Nous nous regardons ravis, en rigolant. Le moment était magique.

Puis je demande au Père Michel s’il veut bien nous donner une bénédiction pour nous donner de l’énergie, afin de pouvoir aider les gens qui viennent à nous, car cela a l’air d’être notre point commun. Les temps qui s’en viennent risquent d’être assez troublés. Tout le monde est d’accord. Le Prêtre nous béni, dans la magie de l’instant ensoleillé, balayé par le vent. Nous sommes en état de grâce. Nous nous sommes tous choisi pour être ensemble dans ce groupe.

Ensuite, le Père Michel a commencé notre initiation. Il nous a fait passer sur une pierre à l’entrée de la Cathédrale, afin de demander l’autorisation de rentrer dans ce lieu. Les uns après les autres, nous nous sommes positionnés et avons demandé dans notre cœur l’autorisation d’entrer. Nous avons tous ressenti des choses bizarres. Personnellement, j’étais sur un petit courant chaud d’énergie pétillante qui m’invitait gaiement à entrer.

Au moment où nous sommes entrés, les cloches se sont mises à carillonner.

Dans la cathédrale, le père Michel nous a indiqué deux pierres. La première décharge des blocages, l’autre nous charge d’énergie. Nous avons commencé par celle qui décharge les blocages. Durant la minute où suis passée dessus, je n’ai plus eu une seule pensée parasite. Mon esprit était totalement neutre.

Les vêpres démarraient et les chants religieux ont porté nos âmes tandis que nous suivions le Père Michel à la queue leu leu, tels des petits poussins suivant une poule. Nous étions devenus précieux les uns pour les autres et nous faisions attention à ce que tout le monde se suive. Tranquillement, nous avons suivi 2 fois le même chemin. Je sentais ma tête entourée d’une énergie phénoménale, comme si  j’avais une coiffe imposante. En même temps, j’avais l’impression d’être plus grande et d’avoir le dessus de la tête qui palpitait. Au 3ème passage, le Père Michel nous annonce avec un sourire que maintenant, nous allons recevoir des cadeaux énergétiques et qu’il faut ouvrir ses mains pour les recevoir.  J’avais l’impression de nager dans des algues, tellement l’énergie était dense.

Les vêpres étaient maintenant terminées. Les prêtres qui avaient assisté impuissant à notre marche silencieuse dans la cathédrale, ont donné l’ordre au gardien de fermer la cathédrale plus tôt, exceptionnellement. J’ai juste eu le temps d’allumer une bougie et je n’ai même pas eu le temps de faire une prière qu’il fallait déjà sortir. J’ai rarement vu autant de précipitation pour faire partir les fidèles, sauf dans le conte des 3 messes basses d’Alphonse Daudet.

Je me dis qu’il y a une peur de la différence dans un lieu où je m’attendais à trouver de la tolérance. Quelle est devenue la vraie fonction de l’Eglise de nos jours ? Est-elle devenue un simple pouvoir politique ? Ou financier ? Un organisme privé ? Est-ce la peur des sectes ? Mais nous ne nous connaissions pas le matin même et nous venions d’horizons différents. Est-ce la peur des gens qui surfent sur 2012 ? Mais je n’en fait pas partie. Qu’est-ce qui a pu déclencher une animosité pareille envers de simples fidèles ?

de g à d Catherine, Monique, Angelique et Chantal

de g à d Catherine, Monique, Angelique et Chantal

de g à d Olivvier, Luka, le Père Michel

de g à d Olivier, Luka, le Père Michel

Nous avons tous reçu notre initiation et nous étions dans un état magique de grâce et de béatitude. Nous ne pouvions en rester là.

En sortant de la cathédrale, c’était la fête de la musique. Nous sommes passé devant un café où un groupe chantait les paroles «  Il est libre Max, y en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler ».

Nous avons tous chanté en cœur et en riant, en nous disant que c’était un signe. Nous sommes tous des gens libres.

Chantal et Olivier sont tous deux magnétiseurs

Chantal et Olivier sont tous deux magnétiseurs

Nous n’avions pas envie de nous séparer si tôt. Nous avons dîné dans un restaurant où un groupe de gospel chantait un alléluia. Là aussi c’était un signe. Le Prêtre y a retrouvé une amie de sa mère.

Puis il nous a relu un message de la parole du Druide et a béni le repas. Nous avons appris à nous connaître et nous avons tous échangé nos coordonnées. Nous avons trinqué à nos retrouvailles, sous-entendu, de vies antérieures.

En repartant en voiture avec Luka, nous avons enfin vu un soleil magnifique dont le couchant éclairait le ciel de somptueuses couleurs roses et oranges, d’un éclat magique. Luka le regardait en me disant qu’il allait graver ce moment hors du temps dans sa mémoire. Nous sommes rentrés sur Paris et l’apothéose de cette journée magnifique a été le scintillement de la Tour Eiffel sur les quais de seine.

C’était une journée magique, porteuse d’une énergie d’amour magnifique et intense.  Elle restera à jamais gravée dans mon cœur.

Post scriptum : je vous invite à lire le droit de réponse de l’administrateur de la Cathédrale de Chartres, ci-dessous et je vous laisse vous faire votre propre opinion. Merci d’avoir pris la peine de lire mon article.

Angelique

http://www.angelique.fr








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